"Plus féroces que les mâles" de Ralph Thomas

Publié le 15 Octobre 2012

En Angleterre, cet homme est une légende vivante. Il séduit toutes les femmes, surtout les plus dangereuses. Il se bat, conduit et tire mieux que personne. Il sait piloter un char, un avion ou un sous-marin. Il est toujours habillé avec élégance. Il est aussi à l'aise avec un prince qu'avec une sécrétaire. Il est le héros de plusieurs films d'espionnage tournés dans les années 60. Il s'appelle Drummond. Hugh Drummond.

le cigare coincée dans la jarretière reflété par le miroir de la boîte à cigare (encore un incroyable gadget) ; une tumeur au cou liée à l'usage du tabac ; une arme diaboliquele cigare coincée dans la jarretière reflété par le miroir de la boîte à cigare (encore un incroyable gadget) ; une tumeur au cou liée à l'usage du tabac ; une arme diaboliquele cigare coincée dans la jarretière reflété par le miroir de la boîte à cigare (encore un incroyable gadget) ; une tumeur au cou liée à l'usage du tabac ; une arme diabolique

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Un cigare, une bombe et un saut en parachute.

Pourtant, ce n'est pas sur lui que s'ouvre le film. Nous sommes à bord de l'avion privé d'un magnat du pétrole. Une hôtesse de l'air trop belle pour être honnête propose à son patron un cigare qu'elle a tiré de sa jarretière et non d'une boîte. Le millionnaire fume quelques bouffées avant qu'une balle ne sorte du havane et ne le tue. La meurtrière ferme la porte à clé, actionne une bombe et saute en parachute. Quelques secondes plus tard, l'avion explose.

Générique.

Si ce n'est pas un James Bond, ça y ressemble beaucoup. Le reste ne nous détrompera pas vraiment. Deux mystérieuses femmes commettent une série de meurtres dans le milieu de la haute finance pour faciliter des grosses transactions souhaitées par leurs généreux clients.

Le célèbre Drummond mène l'enquête comme détective d'une compagnie d'assurance touchée par ces meurtres ainsi que comme un ami d'un homme tué par les deux séductrices. Il corrige tous les malfrats qui sont sur son chemin, séduit toutes les femmes qu'il croise, échappe à des tentatives d'assassinat grâce à sa chance ou son instinct. Il finit par remonter la piste des deux vipères.

Elles travaillent pour un mystérieux Peterson qui en fait n'est autre que ---. Drummond est invité dans son château. Il accepte avec un flegme tout britannique. L'invitation, tout le monde s'en doutait, n'était qu'un traquenard. Mais Drummond n'est pas le genre d'homme qui recule ou se laisse abattre. Il règle son compte à tout ce petit monde et arrive juste à temps pour sauver la vie du roi d'un émirat.

Un avion des années 60 ; Une explosion des années 60 ; Un parachute et un générique des années 60Un avion des années 60 ; Une explosion des années 60 ; Un parachute et un générique des années 60Un avion des années 60 ; Une explosion des années 60 ; Un parachute et un générique des années 60

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Le fils de James Bond

Plus féroces que les mâles est tourné par Ralph Thomas en 1966, c'est à dire après James Bond contre Docteur No (1962), Bons baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964) et Opération Tonnerre (1965) et avant On ne vit que deux fois (1967). Il s'agit très clairement d'essayer d'exploiter sur le filon et il est impossible de voir le film sans faire de rapprochements entre les films. On oscille entre hommage, moquerie, citation, plagiat et surenchère.

On pourrait évoquer dans le désordre les assassinats au harpon, le goût (moindre, il est vrai) pour les gadgets, la manière de placer le générique après une séquence d'action, les nombreux points communs entre les personnages, une même logique des dialogues cinglants et des scènes d'action similaires. Dans le dernier tiers du film, dans le repère de l'affreux en chef, on découvre un mystérieux personnage masculin à la mine patibulaire qui ne prononce pas un mot et semble, le chapeau en moins être une copie de l'Oddjob de Goldfinger.

On retrouve aussi un bon nombre de clichés qui datent sans doute d'avant James Bond mais qu'on associe à la série : le château du méchant remplit de gadget et d'où il est impossible de sortir. Ralph Thomas prendra bien soin de nous montrer toutes les portes qui s'ouvrent et se ferment sur le passage de Drummond. Le plan mille fois répété du méchant engoncé dans son fauteuil qui se retourne lentement pour nous révéler son identité y est aussi.

Autre scène, cette fois clairement plagiée : la célèbre sortie de l'eau d'Ursulla Andress du premier épisode est reprise mais au lieu d'une femme, ici on en a deux. La scène sera répété tard dans le film avec deux autres naïades. D'un point de vue strictement mathématique, Plus féroces que les mâles ferait donc quatre fois plus fort !

Les quatre cousines d'Ursula Andress et le neveu d'Oddjob.Les quatre cousines d'Ursula Andress et le neveu d'Oddjob.Les quatre cousines d'Ursula Andress et le neveu d'Oddjob.

Les quatre cousines d'Ursula Andress et le neveu d'Oddjob.

Le père de James Bond

Ceci dit, par certains aspects, on pourrait dire que c'est Drummond qui a inspiré Bond et non l'inverse. Richard Johnson, qui joue le rôle de Drummond était le premier choix de Terence Young, (réalisateur de 3 des 4 premiers volets de la série) pour incarner James Bond mais les producteurs s'y étaient opposé. C'est finalement Sean Connery qui a hérité du rôle alors qu'il était loin d'être le premier choix des uns et des autres (Ian Fleming compris).

Si le personnage de Drummond est complètement inconnu en France, il était célèbre à l'époque en Angleterre. Il était le héros d'une série de récits publiés entre 1920 et 1954. Son créateur, Cyril McNeile était mort en 1937 mais des continuateurs ont repris cette série à succès. C'est un autre point de rencontre entre les deux univers car Ian Fleming, auteur de la série des James Bond a reconnu s'être inspiré de Bulldog Drummond quand il a écrit les aventures de 007. Ce film ne constitue pas la première apparition à l'écran du personnage créé par McNeile. Il avait déjà été le héros d'une vingtaine de films et avait connu son heure de gloire dans les années 30 avec pas moins de 13 adaptations.

L'épisode adapté ici date de 1928 et s'intitule Les Femelles des espèces (The Female of the species). Le titre vient d'un poème de Kipling, Les femelles des espèces sont plus mortelles que les mâles. C'est la deuxième partie de la phrase qui a été retenue, car plus accrocheuse. McNeile avait doté Drummond d'un ennemi juré, son professeur Moriarty à lui, qui s'appelait Petersen, comme le méchant du film. Dans les romans, le gentil avait réussi à tuer son adversaire dans l'épisode précédent et c'est sa maîtresse assoiffée de vengeance qui était la femelle de l'espèce plus féroce que les mâles. Dans le film, Petersen est encore vivant mais préfère rester à distance.

Bombes, voitures et petites pépés : le quotidien de Bullldog Drummond.Bombes, voitures et petites pépés : le quotidien de Bullldog Drummond.Bombes, voitures et petites pépés : le quotidien de Bullldog Drummond.

Bombes, voitures et petites pépés : le quotidien de Bullldog Drummond.

Un héros de roman réactionnaire

Drummond et Bond se ressemblent par bien des côtés. Ce sont des sortes de super-héros en smoking, toujours calmes, aussi à l'aise pour piloter un hélicoptères, que pour coucher avec une duchesse ou échanger des coups de poings avec un malfrat. Ils parlent tous deux toutes les langues, connaissent tous les cocktails et portent à merveille la robe de chambre.

Le personnage créé par McNeile s'appelle Hugh Drummond. On le surnomme Bulldog Drummond. Créé en 20, soit deux ans après la fin de la première guerre mondiale, à laquelle son auteur avait participé, le personnage regrette le retour à la paix et s'y ennuie ferme. Il passe dans un des premiers épisodes une annonce pour un travail annonçant qu'il cherche plus le frisson que le salaire et qu'il préfèrerait un travail légal mais que ce n'est pas obligatoire. Les romans sont marqués par un certain nombre de passages racistes (Drummond déguisé en noir est reconnu parce qu'il ne sent pas mauvais...) et par un état d'esprit encore plus réactionnaire que ceux de Flemming à tel point que le personnage sera caricaturé plusieurs fois. Il existe par exemple un Pitbull Brittan dans lequel le héros, sous les ordres de Margaret Thatcher essaie de mettre fin au complot international qui a amené à la grève des mineurs de 1984.

"Je pense que ce haïku n'est pas de Basho mais de Ryokan" ; "Je pense que je vais te mettre une droite." ; "Je pense que votre ouverture avec le pion-tour n'est pas très judicieuses.""Je pense que ce haïku n'est pas de Basho mais de Ryokan" ; "Je pense que je vais te mettre une droite." ; "Je pense que votre ouverture avec le pion-tour n'est pas très judicieuses.""Je pense que ce haïku n'est pas de Basho mais de Ryokan" ; "Je pense que je vais te mettre une droite." ; "Je pense que votre ouverture avec le pion-tour n'est pas très judicieuses."

"Je pense que ce haïku n'est pas de Basho mais de Ryokan" ; "Je pense que je vais te mettre une droite." ; "Je pense que votre ouverture avec le pion-tour n'est pas très judicieuses."

Live and let live

Pour cette adaptation, les scénaristes ont gommé un bon nombre de ces aspects. Le passé militaire du personnage est rapidement évoqué avec l'un de ses contacts. Un des enjeux du film était de créer rapidement un mythe, le dernier épisode de la série datant de 15 ans. Pour cela, les scénaristes vont utiliser deux astuces. D'abord, on prend bien soin de le faire précéder par sa réputation. L'agent 007 se présente avec son célèbre : " Mon nom est Bond. James Bond. " Le bulldog, lui, n'en a pas besoin. Dès qu'il tend la main, on s'exclame : " C'est vous le fameux Drummond. " Ensuite, ses premières minutes à l'écran parlent pour lui. Il ridiculise deux judokas, répond nonchalamment au téléphone et est aguiché par une secrétaire. Le guerrier, le gentleman et le séducteur.

Dans ce film, Drummond est finalement plus fréquentable que James Bond. Il ne travaille pas pour son pays mais pour une compagnie d'assurance. De ce fait, on n'a pas ici de patriotisme ou de peur des Russes. Il s'agit davatage d'affaires privées que de guerre nucléaire ou d'un complot des communistes. Son combat serait plus pour un modèle de société ou de famille.

On peut même dire qu'il y a une certaine bienveillance vis-à-vis des méchants dans ce film. On est loin de la exécution spectaculaire du méchant perçue comme un juste châtiment. La mort des deux tueuses n'est pas montrée et a des allures de gag de dessin-animé. On n'est pas certain que Petersen soit mort. Mis à part le serviteur asiatique, Drummond ne tue personne. Il n'y a même pas de frontière très nette entre les bons et les mauvais. Le directeur de la boîte d'assurance pour qui Drummond travaille lui confie un peu gêné que la mort du magnat du pétrole fait ses affaires. Il y a dans le film plusieurs conseils d'administration auxquels une des tueuses participe sans que cela ne gêne personne. Il s'agit juste de négocier correctement. Drummond n'a pas l'air de se formaliser de toutes ses pratiques. Contrairement à James Bond, encore une fois, sa devise semble être " vivre et laisse vivre. "

Décontracté mais élégant en bord de mer ; En train de raconter la blague du cul-de-jatte et de la religieuse ; A l'inauguration d'un musée d'art contemporainDécontracté mais élégant en bord de mer ; En train de raconter la blague du cul-de-jatte et de la religieuse ; A l'inauguration d'un musée d'art contemporainDécontracté mais élégant en bord de mer ; En train de raconter la blague du cul-de-jatte et de la religieuse ; A l'inauguration d'un musée d'art contemporain

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Le Swinging London

Une grande partie du charme de ce film vient sans doute l'atmosphère euphorique du Swinging London dans laquelle il baigne. Les groupes anglais, Rolling Stones et les Beatles en tête, imposent leur style partout, y compris aux Etats-Unis. Lors de l'été 66, l'Angleterre a organisé et gagné la coupe du monde football. Londres est la capitale de la mode et a récemment mis en vogue un nouveau vêtement : la mini-jupe. On se demande s'il vaut mieux être un Mod ou un rocker. La série à la mode s'appelle Chapeau melon et bottes de cuir. Bref, l'optimisme est à la mode.

Tourné la même année que Blow up d'Antonioni, le film de Ralph Thomas est à des lieues du Londres angoissant que montre l'Italien. Le début de la guerre du Viet Nam en 63 ou l'assassinat de Kennedy en 64 ? On ne connaît pas. Il est presque étonnant de pouvoir tenir un discours aussi innocent sur le meurtre. Penelope et Irma Eckman, les deux assassines, sont montrés comme des personnages hauts en couleur plutôt qu'antipathiques. Lors des crimes, tout est fait pour mettre le spectateur de leur côté. D'abord, on ne connait pas les victimes ou alors sous un jour ridicule ou antipathique. Ensuite, chacun des meurtres ressemble à un spectacle offert à notre attention. Et puis, les caresses et les faux-regrets exprimés par les deux tueuses à l'égard de leurs victimes atténuent beaucoup la violence si bien qu'on est toujours à la limite de la comédie. Et quand ce n'est pas le cas, cela peut passer pour un éloge de la technologie. Drummond après avoir échappé à un attentat au cigare loue l'ingéniosité du mécanisme comme il le fera pour une bombe qu'il désamorcera in extremis.

L'existence des personnages ne paraît pas non plus pesante. On n'a des discussions qu'un verre dans une main, une cigarette dans l'autre. Robert, le neveu rentre de voyage avec une amie et vient passer quelques jours chez son oncle avant de repartir en croisière sur le yacht d'un ami de fac, qui se trouve être prince d'un émirat. Drummond sort presque tous les soirs. Une des victimes des tueuses est " au travail " en maillot de bain sur une plage en train d'enregistrer un message au magnétophone. La vie semble une grande fête où la vie de famille ne semble pas être un modèle.

Le copain de Drummond en plein coup de bourre ; Une décoration dernier cri ; Encore une faroucheLe copain de Drummond en plein coup de bourre ; Une décoration dernier cri ; Encore une faroucheLe copain de Drummond en plein coup de bourre ; Une décoration dernier cri ; Encore une farouche

Le copain de Drummond en plein coup de bourre ; Une décoration dernier cri ; Encore une farouche

Un film-magasine de mode

Dans beaucoup de petits détails, le film porte la marque de son époque. Les couleurs jaillissent de toutes part et la photo fait encore ressortir leur chaleur. La voiture du neveu de Drummond est d'un bleu éclatant. Les meubles sont du dernier cri, avec beaucoup de boiseries claires. La chambre d'hotel dans laquelle un homme se fait assassiner est filmée dans toute sa longueur et ressemble à un prospectus de magasin d'ameublement. Même les accessoires comme les briquets, les verres ou les gadgets derniers cris sont choisis en fonction de leur élégance.

Mais c'est surtout sur les garde-robes des différents protagonistes qu'un effort est fait. Si Drummond arbore souvent un costume noir, il se permet aussi de porter du marron pour aller au travail. Quand il n'est pas au bureau, il se permet toutes les audaces. C'est d'ailleurs ce qui le distingue de ses collègues de travail, plus stricts. Les vêtements des personnages féminins sont particulièrement travaillés, même si on ne les voit qu'un instant. Une petite amie du neveu qui n'apparait que dans une séquence porte une mémorable robe rouge. Une secrétaire acariâtre qui apparait une trentaine de secondes à l'écran nous présente une robe bleue et verte typique.

C'est évidemment sur Penelope et Irma, les assassines que l'effort a été poussé le plus loin. À chaque nouvelle scène, elles présentent une nouvelle tenue colorée, appropriée à la situation et qui met en avant leur plastique. Il faut dire que le film repose en grande partie sur elles. C'est sur des beautés sanguinaires et non sur le personnage de Drummond que la publicité est faite. A en croire le titre, on serait tenter de croire qu'elles sont les vraies héroïnes du film. Et ce ne serait peut-être pas faux.

L'indipensable petit chapeau blanc ; Une superbe robe verte et bleue ; Les rayures bleues sont parfaites pour le bord de merL'indipensable petit chapeau blanc ; Une superbe robe verte et bleue ; Les rayures bleues sont parfaites pour le bord de merL'indipensable petit chapeau blanc ; Une superbe robe verte et bleue ; Les rayures bleues sont parfaites pour le bord de mer

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Deux playmates

Les deux actrices principales ont été choisis pour plaire à l'œil des spectateurs. Elke Sommer, qui incarne la blonde Irma Eckman, est une baronne allemande, fille d'un pasteur luthérien. Elle avait été repérée par De Sica lors d'un séjour en Italie. Elle a joué notamment dans A Shot in the dark, deuxième épisode de la panthère rose réalisé par Blake Edwards. Elle a, accessoirement, posé dans Playboy. Avant le film, Sylva Koscina,qui joue la brunette plus délurée, a joué notamment dans des péplums italiens. Elle a, elle aussi, posé dans Playboy...

Il est évident qu'avec un tel CV, leur beauté et leur pouvoir de séduction joueront un grand rôle dans le film et c'est le cas. Mais elle sont loin des personnages de gentille idiote joués par Marylin Monroe. En plus, de séduire, elles sont aussi capables de tuer. Le film lie d'ailleurs les deux d'une manière assez audacieuse. Les baisers s'accompagnent souvent de violence et les meurtres ne se font pas sans caresses. Le personnage de Penelope, en particulier continue à prodiguer des caresses aux personnages morts, endormis ou attachés, ce qui lui vaudra un reproche d'Irma : " Il faut toujours que tu touches à tout. " Elles envoient des baisers du bout des doigts à un homme qu'elles viennent de jeter d'un immeuble et qu'elles embrassaient à pleine bouche quelques minutes plus tôt. La scène la plus frappante de ce point de vue est celle au cours de laquelle elles torturent Robert, le neveu de Drummond qui est attaché à moitié dévêtu sur une table. Les caresses et les brûlures de cigarettes se suivent dans cette scène qui est proche du bondage.

Une bague machiavélique  ; Un casting pour des couvertures de SAS ; Robert découvre de nouvelles zones érogènesUne bague machiavélique  ; Un casting pour des couvertures de SAS ; Robert découvre de nouvelles zones érogènesUne bague machiavélique  ; Un casting pour des couvertures de SAS ; Robert découvre de nouvelles zones érogènes

Une bague machiavélique ; Un casting pour des couvertures de SAS ; Robert découvre de nouvelles zones érogènes

Des femmes d'action et de tête

Si elles sont séduisantes et mortelles, les femmes du film sont surtout en guerre contre les hommes. On ne les voit pas tuer quelqu'un de leur sexe au cours du film. Elles vont s'emparer de tous les attributs jusqu'alors considérés comme masculins. Ce sont elles qui séduisent les mâles et non l'inverse. Ce sont elles aussi qui ont les gadgets à leur disposition, qu'il s'agisse des bombes, des cigares ou de bagues mortelles. Elles sont aussi capables de remplir les métiers des hommes. Le méchant n'admet dans son château qu'un homme, le sosie d'Oddjob, sorte de castré du harem, ridiculisé par les élèves à qui il a enseigné les techniques de combat et par Drummond. Les autres hommes restent à la porte. La pièce centrale de ce palais n'est pas consacré aux plaisirs mais aux affaires. Les femmes y passent des ordres de vente d'actions pour New-York ou étudient des opportunités de placements à Hong Kong.

Les trois scènes de conseil d'administration sont la meilleure illustration de cette opposition. Lors du premier, la caméra est là avant l'arrivée d'Irma. Les grands dirigeants parlent entre eux. Quand elle arrive, la caméra la suit de loin à l'arrière plan. On lui parle avec la politesse qui convient, on lui pousse la chaise à un bout de la table où elle semble mise à l'écart. Elle écoute ce qu'on lui dit et s'en va. Un des membres se plaint que ce ne soit pas son chef, un homme qui soit venu. La caméra cadre les différentes personnes qui parlent pour marquer les différentes opinions qui circulent autour de la table.

Un assassinat plus tard a lieu le deuxième conseil. Le rapport de force est changé. La caméra suit désormais Irma dans tous ses mouvements. Son bout de table est devenue la place d'honneur d'où elle décide de l'issue du vote. L'identité des différentes personnes autour de la table n'a plus d'importance. Lors du troisième conseil, elle monopolise la parole et donne les ordres.

Lors de ces trois scènes, on a pris soin de l'habiller d'une tenue claire qui s'oppose aux costumes noirs des autres cadres. Les deux camps sont clairement délimités et ce sont désormais les femmes qui commandent.

Premier conseil ; Deuxième conseil ; Troisième conseilPremier conseil ; Deuxième conseil ; Troisième conseilPremier conseil ; Deuxième conseil ; Troisième conseil

Premier conseil ; Deuxième conseil ; Troisième conseil

Un film féministe ?

Est-ce que cela fait de Plus féroces que les hommes un film féministe ? Non, loin s'en faut. D'abord, il y a un aspect menaçant dans la conquête du pouvoir des femmes. Certes, la majorité des hommes à qui elles s'opposent sont des pantins sans épaisseur, leurs meurtres sont plus amusants qu'effrayants mais tout de même...

Le personnage positif de l'histoire reste Drummond. Tout est fait pour en faire un symbole de la virilité. La décoration chez lui est composée de gravures de soldats et de sculptures de canons. Après avoir rossé quatre hommes qui l'avaient agressé dans un parking, il leur assène avant de partir : " Occupez-vous de votre ami. Je crois qu'il a besoin de tendresse. " Dans ses rapports avec les femmes, il est toujours celui séduit et jamais celui qui est séduit. Lors d'une scène où il est confronté à Irma, il repousse ses avances parce qu'il lui reproche d'être trop musclée à force de faire de l'exercice. De même, le neveu refuse que son amie fume le cigare parce que " c'est anti-féminin. " Il y a tout de même des limites à respecter pour être une " vraie " femme...

Drummond examine la marchandise ; Drummond maîtrise les nouvelles technologies ; Drummond espère faire une mauvaise rencontreDrummond examine la marchandise ; Drummond maîtrise les nouvelles technologies ; Drummond espère faire une mauvaise rencontreDrummond examine la marchandise ; Drummond maîtrise les nouvelles technologies ; Drummond espère faire une mauvaise rencontre

Drummond examine la marchandise ; Drummond maîtrise les nouvelles technologies ; Drummond espère faire une mauvaise rencontre

La jeunesse

L'autre danger qui menace Drummond est le temps qui passe. Dans cette Angleterre où les baby boomers deviennent adultes, les nouveaux héros ne sont pas des anciens combattants. Ce sont des jeunes gens à peine adultes. Mick Jagger ou George Best ont moins de 25 ans. Lennon à peine plus. Dans le film, la figure de la jeunesse est incarnée essentiellement par Robert, le neveu du pitbull. Il faut remarquer que Drummond se démarque un peu des autres personnages masculins de son âge. Il porte des costumes plus clairs. Il sort beaucoup. Ce n'est pas un homme rangé, un père de famille. Ce n'est pas seulement une obligation scénaristique pour faciliter ses conquêtes. Il est une sorte de jeune homme qui ne se voit pas vieillir. Son ennemi lui dira d'ailleurs : " Comme tous les jeunes gens, votre neveu a tendance à se croire le maître du monde. Mais contrairement à vous, ça lui passera. "

Il y a bel et bien une petite guerre entre l'oncle et le neveu. L'oncle traite son neveu de gamin, celui en parle comme d'un croulant. Quand Robert demande à son oncle de lui laisser l'appartement pour la soirée, celui-ci s'inquiète et demande : " Tu es sûr que je ne vais pas retrouver un ou deux chevelus couchés dans la baignoire ? " Le film finit sur les deux hommes, en concurrence, plongeant en même temps pour secourir une demoiselle en détresse.

Mais si Robert se bagarre presque aussi bien que tonton Hugh, c'est tout de même l'homme mûr qui a le dessus. Quand on livre un paquet pour M.Drummond, sans préciser s'il s'agit de Drummond Junior ou Senior, Robert en découvrant les cigares sait que pour c'est son oncle. Il est trop jeune pour cet accessoire. L'acteur choisi pour le rôle a d'ailleurs un air très juvénile, avec ses grands yeux bleus et semble parfaitement imberbe. C'est dans les relations avec les femmes que la domination du bulldog est plus flagrante. La jeune fille invitée par Robert n'est en fait venue que parce qu'elle espérait voir le célèbre oncle. Elle se fendra d'un étonnant : " J'aime les hommes mûrs. " Elle plante le neveu et rejoint Drummond Senior au cours de la nuit. De même, si les espionnes piègent le neveu, l'oncle qui connaît la vie et les femmes ne se laissera pas avoir si facilement. Cependant, si pour l'instant, l'oncle domine, on sent la menace de la relève... Entre le début du film et la fin, le neveu a bien gagné en confiance et en assurance.

L'oncle et le neveu voient la même chose mais ne sont pas du même avis. Le fossé entre les générationsL'oncle et le neveu voient la même chose mais ne sont pas du même avis. Le fossé entre les générationsL'oncle et le neveu voient la même chose mais ne sont pas du même avis. Le fossé entre les générations

L'oncle et le neveu voient la même chose mais ne sont pas du même avis. Le fossé entre les générations

De l'assassinat considéré comme un des beaux-arts

Si le film reflète quelques questions de son temps, il reste avant tout pensé comme un spectacle. Les scénaristes ont eu le souci de faire de la moindre scène un grand moment. Il y a d'abord une fidélité à la tradition anglaise de l'assassinat considéré comme un des beaux-arts pour reprendre le titre de l'ouvrage de Quincey. Des Dix petits nègres d'Agatha Christie en passant par Noblesse oblige, film de Robert Hamer dans lequel un noble anglais tous les membres de sa famille d'une manière différente, les oeuvres construites comme des variations sur le motif de l'assassinat abondent ay pays de la Hammer. Quelques années plus tard, ce sera l'incroyable film de Robert Fuest, L'Abominable Dr Phibes dans lequel un mystérieux vengeur s'inspire de la Bible pour assassiner de manière spectaculaire ceux après qui il en a.

Si Plus féroces que les mâles n'atteint pas ces degrés d'invention, il y a un effort évident pour que chaque crime soit présenté comme un numéro parfaitement accompli. On a d'abord soin de varier les armes et les lieux. Harpon, cigare piégé, fléchette endormante, bombe ou chute sont au programme. D'ailleurs, la répétition semble entraîner l'échec : les attentats manqués contre Drummond réutilisent des armes déjà éprouvées. Irma et Penelope ont le souci de la mise-en-scène de leur meurtres. Avant le lancer un homme du haut d'un immeuble, on ménage une petite pause en le déposant sur la corniche. On adresse quelques plaisanteries avec le corps endormi avant de s'en débarrasser.

Dans un hélico ;  sur terre ; ou dans l'eauDans un hélico ;  sur terre ; ou dans l'eauDans un hélico ;  sur terre ; ou dans l'eau

Dans un hélico ; sur terre ; ou dans l'eau

Des personnages metteurs en scène

D'une manière générale, on sent un amusement dans ces excès. Le film cultive soigneusement un caractère théâtral. On flirte toujours avec l'ironie et l'affichage des lois du genre. La dernière partie, dans le château exploite tous les clichés du genre au point que Drummond, lors du dîner mondain qui s'y tient déclarera : " tout cela est monté comme une pièce de théâtre. " Son hôte ne le détrompera pas en l'invitant à assister au spectacle d'un attentat à l'aide d'un télescope. Annonçant la future explosion d'une bombe, il parlera de " l'heure à laquelle pour employer une expression de théâtre, le rideau se lèvera " et se qualifie d'artiste. Tous les personnages d'ailleurs sont un peu cabotins et aiment se mettre en scène. Le duel final entre Drummond et son ennemi qui se fait sur un échiquier géant en est l'exemple le plus spectaculaire. Le chef de l'organisation appuie sur un bouton et effectue un changement de décor à vue puisque du sol en damier de la salle sortent les 32 pièces gigantesques nécessaires à la partie.

Deux passages du film poussent ce goût de la mise en scène à la limite de la mise-en-abyme. Pour avoir des renseignements, Drummond doit rencontrer un contact. On trouve l'indicateur en maillot de bain sur devant une grande plage, sur fond de musique tropicale et train de se faire masser par une femme noire en bikini. La caméra recule pour révéler que nous sommes dans un intérieur et finalement, quand Drummond arrive, l'homme coupe la musique. Il s'agit en fait d'un sous-terrain et c'est un film qui était projeté. Il y a là à la fois l'envie de faire une scène mais peut-être aussi une façon de voyager à bas prix pour la production qui ne peut pas se permettre les tournages dans cinq pays des James Bond.

Le deuxième exemple se trouve dans la dernière partie. Drummond est enfermé dans sa chambre au château et est placé sous surveillance. En compagnie des deux tueuses et de leur chef, on l'espionnera un moment sur un écran noir et blanc. La surveillance prend fin lorsque Penelope décide d'aller coucher avec le prisonnier et coupe le moniteur comme le réalisateur arrêtera sa caméra avant la scène d'amour.

Le morceau de bande magnétique laissé par l'ami assassiné de Drummond et qu'on nous donne à écouter pourrait participe peut-être aussi de cette mise-à-distance à moins qu'il ne s'agisse de se moquer à la fois du spectateur et des récits lors desquels un enquêteur explique l'inexplicable à partir d'un indice particulièrement ténu. Il faut reconnaître que deviner une tentative d'assassinat à partir de " mécejourlatoutak " n'est pas donné à n'importe qui...

La plage en sous-sol.La plage en sous-sol.La plage en sous-sol.

La plage en sous-sol.

Un film théâtral

La théâtralité du film se retrouve aussi dans la manière de mettre en scène les confrontations entre les personnages. Les scènes d'intérieur sont étonnantes de ce point de vue. Plutôt que de cadrer les appâts des deux séductrices en gros plans, le réalisateur a privilégié des plans larges et souvent assez longs. L'espace nous est montré dans son intégralité et est utilisé comme s'il s'agissait d'une scène. Avant même que les gadgets ne mettent leur ennemi à leur merci, Penelope et Irma gagnent un premier round symbolique par les déplacements. La scène de l'assassinat de l'un des membres du conseil d'administration dans sa chambre d'hotel est exemplaire. On dirait que le décor a été construit sur mesure pour épouser le cadre du Techniscope du film, sorte de CinemaScope du pauvre. De même, la scène dans l'appartement de Drummond entre Robert, le neveu, et son amie exploite toutes les possibilités offertes par cet espace et ses accessoires, en particulier le canapé.

Certes, on n'atteint pas des sommets du genre, mais le résultat est tout de même élégant et surprend dans un film d'action où on attendrait un montage plus rapide et plus de gros plans. Il faut dire aussi que l'acteur principal du film, s'il se sort bien des scènes d'action, est avant tout un acteur shakespearien et qu'il passera plus de temps à jouer du théâtre élisabéthain qu'à tourner des poursuites en hors-bord. La partie d'échec finale est un véritable pied de nez aux règles du film d'action puisque les deux personnages assis se contentent d'indiquer les déplacements des pièces.

Un décor-scène de théâtre ; Installation du décor ; Un décor-scène de théâtre ; Installation du décor ; Un décor-scène de théâtre ; Installation du décor ;

Un décor-scène de théâtre ; Installation du décor ;

Un rythme brillamment construit

Malgré les plans relativement longs, le rythme est un des points forts du film. Cela tient notamment à la musique de Malcolm Lockyer qui, sur quelques thèmes simples, trouve de nombreuses variations d'instrumentation bien utilisées. Lors de la scène d'ouverture, quand Irma actionne la bombe, on n'entend pas de tic tac mais un instrument à percussion s'ajoute à la musique pour le prendre à son compte.

C'est surtout dans l'enchaînement des scènes que le film est efficace. Le début du film est de ce point de vue magistral. La première scène s'achève sur Irma qui saute en parachute. Elle est recueillie en mer par Penelope. On les retrouve ensuite vêtues de maillots de bain différents sur une plage où elles assassinent un homme. La scène s'achève par un gros plan sur une carte sur laquelle on peut lire le nom de Drummond. Cut. Quelqu'un demande Drummond au téléphone qui était en plein entraînement de judo. Il répond laconiquement au téléphone. On lui tend un journal qu'il lit. Raccord sur le journal. Il est désormais en costume dans le bureau de son chef qui le quitte pour rejoindre le conseil d'administration qui se tient dans une pièce adjacente. En quinze minutes, cinq séquences viennent de se suivre en donnant l'illusion de continuité temporelle.

De la plage au club de sport puis du club de sport au bureau.De la plage au club de sport puis du club de sport au bureau.De la plage au club de sport puis du club de sport au bureau.
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Les voyages en panoramique

" Il n'y a pas d'embouteillages dans les films, il n'y a pas de temps morts. Les films avancent comme des trains " La formule de Truffaut sur le cinéma est ici un vrai credo. Les conversations téléphoniques de Drummond se résument à l'essentiel. Qui ? Où ? Quand ? J'arrive. Le film est en perpétuel mouvement. Si une séquence finit sur l'immobilité, on a un rapide fondu et on en commence une nouvelle par un mouvement de caméra qui ne se justifie que pour rythmer le film. On part quelque part, on arrive quelque part mais on ne va pas quelque part. Hugh apprend le nom de la ville où les assassines sont parties. " Castelomale ? On y va mon petit. " Cut. On les retrouve là-bas comme s'ils avaient voyagé en panoramique.

La création d'espaces où tous les personnages se croisent fluidifie aussi beaucoup le récit. Irma vient intriguer jusque chez Drummond ou au bureau où il travaille, ce qui permet de passer d'une séquence à l'autre simplement en ouvrant une porte. Lors du final en Italie, tout se trouve concentré en un même espace et relié avec un certain brio. Drummond et Hugh arrivent dans leur villa. Drummond aperçoit le repère des malfrats. Il aperçoit aussi la lueur d'un télescope qui les observe. On passe du point de vue du guetteur qui les observe. Hugh montre du doigt quelque chose à son oncle. Le voyeur suit cette direction et découvre un bateau qui arrive. Les Drummond partent au bateau rejoindre l'ami du fils. Dans ce passage, par l'utilisation des champs et des contre-champs, Ralph Thomas parvient à rassebler la villa, le repère et le bateau en un seul espace.

Le film est à ce point sûr de son rythme qu'il se permet des pauses. Nous avons déjà évoqué la partie d'échecs où les deux ennemis sont assis. Il y a aussi une scène lors de laquelle Drummond vient au secours de son neveu attaché et bâillonné alors qu'une bombe est placée dans la pièce d'à côté. Drummond l'ignore et détache longuement son neveu en plaisantant. Il finit évidemment par le bâillon et aperçoit la bombe au dernier moment. Après cette petite pause, le film reprend son rythme trépidant. La conversation entre les deux hommes se fait à cheval sur deux séquences. Le neveu fait un reproche à son oncle dans la pièce où la bombe vient d'être désamorcée. Le bulldog lui répond du tac au tac mais on est déjà dans la voiture en route pour de nouvelles aventures.

De la villa au château. Du château à la villa. Du château au navire. De la villa au navire.De la villa au château. Du château à la villa. Du château au navire. De la villa au navire.De la villa au château. Du château à la villa. Du château au navire. De la villa au navire.
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Un bibelot pop

Plus dangereuses que les mâles, nous en convenons n'est pas un film majeur de l'histoire du cinéma. Mais il est une série B tout à fait réussie, un joli bibelot pop malicieux et exotique qui va bien au delà de la simple imitation de James Bond. Deux ans plus tard, Ralph Thomas, le réalisateur, et Richard Johnson, l'acteur, ont retrouvé le personnage de Drummond dans Some girls do avec beaucoup moins de réussite. Si cette suite se regarde avec plaisir, elle est beaucoup plus anecdotique. On y retrouve la transposition de presque tous les éléments du premier volet à peine transformés mais moins bien agencés. Cette fois, il ne s'agit plus d'une copie de James Bond mais d'une copie de Bulldog Drummond.

Il y a de la belotte dans l'air ; Gadgets dernier cri ; Il y a un vieux Drummond à la télé ce soir.Il y a de la belotte dans l'air ; Gadgets dernier cri ; Il y a un vieux Drummond à la télé ce soir.Il y a de la belotte dans l'air ; Gadgets dernier cri ; Il y a un vieux Drummond à la télé ce soir.

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Plus féroces que les mâles (Deadlier than the male), réalisé en 1966 par Ralph Thomas. Durée : 1 heure 34 minutes.

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